mercredi 23 novembre 2011

INTRODUCTION

L'origine du colostrosérum est très ancienne.
Cela fait plusieurs dizaines d'années que je travaille sur ce sujet : recherches, mise au point puis expérimentation. Mon premier brevet sur le colostrosérum date de 1994.

Une transfusion sanguine de 250 cc entre la mère et son veau dès la naissance en période de grande mortalité garantie celui-ci de façon systématique. La conclusion est la suivante il existe un système immunitaire chez l'adulte capable de protéger un nouveau-né, quand un microbisme local est virulent, par une transfusion sous-cutanée si elle est précoce Il existe donc chez cet animal adulte des éléments de défense capable de suppléer à la moindre défense d'un jeune durant les premiers jours de l'existence.

La condition d'efficacité indispensable est que l'adulte ait séjourné un temps suffisant dans l'exploitation pour que système immunitaire (notion très importante de microbisme local) ait eu le temps nécessaire pour engendrer l'ensemble des anticorps concernant ces germes (microbes ou virus).

Mais le problème de la transfusion sanguine nécessitait une intervention pour chaque nouveau-né une intraveineuse parfois difficile à opérer et ne possédait pas la possibilité d'injections multiples indispensables avec l'association d'antibiotiques pour soigner les cas chroniques.



Le colostrosérum, qui est un concentré d'anticorps concernant le microbisme local, se comporte comme une greffe d'adulte ou un sérum d'exploitation très exactement spécifique ; c'est ce qui explique logiquement son efficacité.

En réponse aux questions précises, la voie buccale a été envisagée comme le résultat d'une digestion anticipée du colostrum susceptible d'assurer une meilleure présence des anticorps au niveau sanguin. Mais, dans une deuxième phase, l'administration sous-cutanée - plus efficace et plus rapide - a été très bien tolérée quelles que soient les conditions d'utilisation. Aussi, elle est devenue la voie prioritaire parce que cumulative et ne nécessitant pas la présence au moment du vêlage.


La voie sous-cutanée offre de nombreux avantages

1) Premièrement elle nécessite des doses beaucoup moindres (de l'ordre de 30 à 50 cc). Elle est présente beaucoup plus rapidement que la voie orale au niveau sanguin (ce qui semble le plus important). L'utilisation du kit se trouve donc plus intéressante en représentant un sérum spécifique à l'exploitation, conservable au congélateur sur une longue période et utilisable en complément de toute antibiothérapie ou vaccinothérapie.

2) Le facteur quantitatif est important concernant des troupeaux de plus en plus nombreux et la non présence obligatoire à la naissance permet une prévention des animaux de valeur à l'exclusion des autres. Pour les ovins la voie buccale semble certaine ; la voie sous-cutanée devrait permettre (essais en cours chez nos partenaires Australiens) d'utiliser des doses moindres et répétitives pour les cas chroniques.

En résumé en période calme sans épidémie 30 cc seulement en sous-cutanée en préventif contre une pathologie pouvant apparaître dans les jours suivants… et il reste toujours possible d'associer une antibiothérapie avec des rappels en sous-cutanée de colostroserum.

Par contre à l'étable le milieu étant beaucoup plus favorable à une prise de virulence des germes par passages successifs il est préférable d'augmenter les doses de 30 à 50 cc en fonction du risque et même de faire un rappel durant les premiers jours si besoin est.

N'hésitez pas à me contacter pour toute question complémentaire.


Paul Vidal
Docteur Vétérinaire
Inventeur du colostrosérum
Gérant de L2VB

dimanche 29 mai 2011

Le colostrokit


Ce KIT a pour objet d'améliorer la transmission entre les adultes qui détiennent un maximum d'anticorps relativement à l'exploitation où ils sont établis et les jeunes nouveau-nées particulièrement vulnérables pendant les premiers jours de leur existence. Depuis fort longtemps cette transmission a été sous la dépendance
1)  De la précocité
 2)  De la quantité
3)   De la richesse en anticorps très variable
 D’un animal adulte à un autre

Certaines vaches pour des raisons différentes (parasitisme, corps étranger etc. ont un colostrum de qualité inférieure, et leur veaux vont souffrir de cette insuffisance en étant plus fréquemment malades mortellement ou chroniquement. .
 Il n'était donc pas inutile de chercher un moyen différent pour transmettre aux animaux nouvellement nés les anticorps spécifiques à une exploitation de façon plus certaine.

La voie buccale présentait l'inconvénient de nécessiter une digestion du colostrum antérieure à l'absorption intestinale des anticorps. Celle-ci étant donc automatiquement dépendante de cette digestion et la variabilité du colostrum en matières grasses étant capable de retarder et limiter  la présence précoce des anticorps au niveau sanguin.

 Des analyses sanguines précoces ont confirmé cette présence limitée durant un certain nombre d'heures succédant à l'absorption orale du colostrum. Elle reste malgré tout précieuse par son apport supplémentaire et quantitatif concernant la quantité globale d'anticorps.

En ce qui concerne la précocité tout animal de sélection et de vêlage plus difficile (vitalité réduite après le vêlage et poumon légèrement encombré) et d'une façon plus générale tous animaux présentant une difficulté particulière dans les heures suivant la naissance absorbent automatiquement le colostrum avec un certain retard et en quantité insuffisante

Ces veaux en fonction de leurs anomalies anatomiques ou physiologiques, se trouvent en défense insuffisante et sont d'un autre côté ceux qui représentent une valeur marchande supérieure.

Les élevages extensifs ont une densité microbienne inférieure et une désinfection naturelle plus efficace. Par contre les élevages laitiers présentent une densité en moyenne plus élevée et malgré les désinfections plus fréquentes ont davantage d'occasions d'abriter des souches plus virulentes et antibiorésistantes, d’ou la conception d'un microbisme spécifique et local.

Dans les élevages de viande le colostrum est de façon plus courante très épais et de digestion plus difficile, d'une autre façon le veau représente le revenu annuel d'un animal et son remplacement même rapide suppose l'achat d'un autre veau et son adoption supposée.

Dans les élevages laitiers j'ai constaté personnellement après une désinfection soignée des locaux et une litière renouvelée, l'utilisation d'une même téterole non désinfectée pour plusieurs veaux fraîchement nés. Il est relativement fréquent que la stérilité de l'ensemble des facteurs puisse être assurée sans une faille à un niveau sous-estimé et l'établissement des diarrhées chroniques trop prolongées est susceptible de nuire aux performances laitières.

 En pratiquant la digestion anticipée du colostrum et dans la mesure du possible son injection en sous-cutanée le temps de présence des anticorps au niveau sanguin se trouve accéléré ainsi que sa spécificité à l'élevage intéressé.

·      Ces considérations n'ont nullement l'intention de minimiser l'importance de la vaccination préventive relative aux souches microbiennes les plus fréquentes et les plus virulentes ni la multiplicité de ces souches et leur association avec des virus qui ne doit pas être sous-estimée.
·      De la même façon en cas de septicémie brutale l'intervention du vétérinaire avec la complexité et l'association des médicaments à mettre en oeuvre se révèle obligatoire
·      Par contre les capacités du système immunitaire des adultes présents depuis suffisamment longtemps au niveau d'un élevage en état de bonne santé, ayant résisté victorieusement à l'ensemble de ce microbisme local peut être exploitée de façon différente au bénéfice des animaux nouvellement nés et particulièrement vulnérables durant les deux premiers jours comme le signale les statistiques actuellement répertoriées


La récolte et la conservation à -20° du colostrosérum spécifique à une exploitation à partir d'un adulte de l'élevage ayant subi les prophylaxies obligatoires permet de constituer au niveau de cet élevage un stock d'anticorps utilisable durant toute une saison de mise bas utilisable dès le début d'une épidémie pour éviter à partir d'un cas individuel un ensemencement généralisé de l'élevage.
 D'une autre façon la voie sous-cutanée sous la responsabilité du vétérinaire traitant restant fonctionnelle de meilleure façon parce que plus prolongé que la voie digestive sur l'utilisation conjuguée avec d'autres soins antibiotiques permet une sortie plus rapide des cas chroniques qui sont loin lorsqu'il s'agit d'animaux de valeur ajoutée intéressante d'être négligeable du strict point de vue économique.